Nous savons tous aujourd'hui ce qu'est la procrastination, en tout cas, nous savons que ce mot est imprononçable.
Il s'agit de repousser sans cesse ce que l'on doit faire jusqu'à être obligé de le faire.
La solution est bien sûr de s'imposer un emploi du temps et....de s'y tenir.
Mais ce n'est pas si simple !
La procrastination vient-elle d'un manque de discipline ou est-elle liée à quelque chose de plus profond ?
Quelles questions se poser ?
La première me semble importante: il s'agit de se demander ce que l'on ressent.
Qu'est-ce que je ressens quand j'ai une liste de choses à faire ?
Qu'est-ce que je ressens au moment où je décide de repousser l'échéance ?
et quelles raisons (prétextes) est-ce que j'utilise pour me convaincre de reporter cette échéance ?
Qu'est-ce que je ressens quand je ne fais rien à la place de ce qui est prévu initialement ? (bien être ou culpabilité ?).
Qu'est-ce que je ressens au moment où de nouveau je suis confronté à cette même liste ? (est-ce que le même processus se reproduit ?).
Qu'est-ce qui va me pousser à agir ? (le temps, une date butoir, des douleurs, un mal-être ?).
Qu'est-ce que je ressens quand enfin je fais les choses ? (soulagement, fierté ou culpabilité de ne l'avoir pas fait plus tôt ?).
Deuxièmement, on doit établir précisément ce que l'on veut:
Est-ce que je veux ne pas changer ?
De toute façon, je suis comme ça et on y peut rien (discours déjà entendus, croyance, programmation).
Est-ce que je veux changer ?
Ce mode de fonctionnement me pèse et je veux m'en libérer.
Si je suis comme ça (procrastinateur), est-ce depuis toujours ou est-ce récent ou depuis telle date ou tel évènement ?
Quelle émotion en est à l'origine ?
La peur de ne pas y arriver ou au contraire la peur du succès, le perfectionnisme ?
L'angoisse d'avoir trop de choses à faire ? (sentiment d'écrasement).
La peur que le résultat soit un échec ou insuffisant ou sujet à critique ? (critique de qui ? ).
Quelle croyance ?
On m'a toujours reproché de ne pas aller au bout des choses.
Qui on ?
Parents, enseignants, famille, autres ?
pourquoi les croire et pourquoi se conformer à l'image qu'ils ont de moi, pourquoi leur donner raison ?
Si je décide de changer, que suis-je prêt à faire pour y parvenir ?
C'est notre troisième questionnement.
Je suis d'accord avec ceux qui pensent que cela fait beaucoup questions, mais elles sont très utiles pour faire une analyse approfondie de votre degré de procrastination.
Notez toutes ces questions et tentez d'y répondre et retrouvons nous bientôt pour répondre à la seule question qui vous intéresse: y a t-il des solutions ?